31.05.09
Dans le quartier de l'école...
Il y a des habitudes que l'on ne veut pas rater, celle-ci est certes singulière : tous les matins, dès que nous avons garé la voiture dans une rue parallèle, notre regard se tourne systématiquement vers le trottoir d'en-face. Sur ce trottoir inachevé, où le sable se mélange aux pavés, entre les jeunes palmiers dattiers chargés de leurs grappes de fruits encore verts, une famille de volailles se promène. Aujourd'hui c'est le coq qui a fait son beau, mais souvent c'est la poule qui guide ses poussins pour traverser la rue et picorer au pied de la benne à ordure.
La vie simple de ces gallinacés ne nous passionne pas outre-mesure, rassurez-vous, mais laissez-nous vous conter cette histoire qui vous fera comprendre l'attendrissement dont nous faisons preuve.
Un jour, après nous être garés comme d'habitude, nous constatons que des poussins sont nichés dans une déformation du trottoir et sous la borne électrique. La mère vient de partir pour chercher quelque chose à manger et les poussins hurlent de faim et d'impatience, le bec grand ouvert. La poule fait demi-tour, nous lui avions prêté d'autres intentions et les poussins aussi ! En fait, elle revient pour signifier à ses petits qu'il faut sortir...
Ils sont 6 à la suivre, dont un traînard, plus curieux que les autres ! Ce petit téméraire n'en est pas pour autant adroit. Car si la mère a décidé de les faire traverser pour monter, elle-même, aisément le haut trottoir d'en-face, les bruyants poussins piaillent pour exprimer la peine qu'ils ont pour monter.
Sauf le dernier... qui ne piaille pas mais crie de désespoir son incapacité totale à monter le bord de la chaussée. Ses cris sont émouvants, monté sur ressorts, il ne cesse d'essayer, va tester à droite et à gauche les solutions d'une éventuelle différence de hauteur. Si seulement ses ailes pouvaient lui servir à quelque chose... et si seulement sa mère venait l'aider un peu...
Seb rappelle Camille à la réalité, nous arrivons tôt à l'école mais ce n'est quand même pas pour voir la vie d'un piaf de basse-cour !
l'école se termine et, 6 heures après cette histoire, nous revenons à la voiture... mais la rue est inhabituellement occupée par 5 personnes qui regardent, amusées, un homme pieds nus en dishdash, dos courbé, les bras tendus vers le sol qui... court après le poussin laissé en contrebas du trottoir. le temps s'est littéralement arrêté pour ce petit qui ne semble pas souffrir de 6 heures de tentatives infructueuses. Lorsque son sauveur, après quelques petits pas de course à droite et à gauche, le mène auprès de sa mère : on entend quelqu'un applaudir... certainement aussi ému par la pugnacité et la faiblesse de l'animal que nous...
16.05.09
En mai...
...fais ce qu'il te plaît !
Cela fait quelques temps que nous n'avons pas fait nos devoirs de blog. Veuillez nous en excuser, d'autant plus que nous n'avons aucune excuse.
Voilà ce que nous avons fait, principalement bien sûr... car nous faisons tellement de choses... nous avons tellement d'occupations, enfin bref voici dans l'ordre : quelques photos du désert où les températures sont de plus en plus extrêmes ; ensuite les photos du championnat du monde de Jiu Jitsu avec une tête que tous les trentenaires reconnaîtront puisqu'il était un héros des "Ultimate Fighting" de notre enfance ; enfin un petit week-end à Musandam (Péninsule Omanaise que nous ne présentons plus sans ses dauphins...).
Voici maintenant des images de lutteurs... enfin des fois on se demande ce qu'ils font vraiment...






Sur l'image du milieu, avec le nom qu'il a, s'il est Emirien lui... Celui qui trouve qui est la "légende" que j'ai prise en portrait de profil, une légende de notre enfance... Faites-le savoir dans les commentaires !






Vous pensez qu'il n'y a aucune différence ? Regardez bien le spectateur du milieu...
A Musandam l'eau a changé, les algues rouges ont envahi la côte, elles se nourrrisent de pollution et détruisent les coraux, elles arrêtent les rayons du soleil et empêchent l'eau de se réoxygéner : les poissons sont moins nombreux, l'eau dégage une drôle d'odeur dans les fjords... pour combien de temps ?






































